La « lecture » des saveurs, parcours littéraires

Extrait d’un entretien avec Alberto MANGUEL par Jean Marc GATTERON  de la revue « Le Rouge et le Blanc »  http://www.lerougeetleblanc.com/weblog.php?id=C0_5_1

…. On parle de la « lecture » de certaines saveurs d’une suite gustative semblable à celle du parcours d’un livre. Lorsque vous buvez du vin, vous commencez par une gorgée. Le palais s’attend à une certaine suite, qui peut, comme pour un livre, décevoir, surprendre, être plus ou moins intense. Mais surtout, quand vous parlez d’un vin qui laisse une impression en bouche après l’avoir avalé, c’est le même phénomène que lorsque vous avez achevé la lecture d’un livre : il reste quelque chose qui n’est pas exactement ce que vous avez lu tout au long du livre, mais qui est justement cet arrière-goût, si je puis me permettre d’emprunter pour la lecture ce vocable lié au vin. Dans l’expérience de boire, je suis également surpris, comme par la première lecture d’un livre. Je prends l’exemple de Dickens : la surprise provient de l’ignorance totale du déroulement du récit et comment il va être écrit. Lors d’une deuxième lecture, la connaissance existe, donc vous repérez d’autres éléments ainsi ceux que vous n’avez pas retenus la première fois et ainsi de suite. ………

….. C’est le même phénomène avec une bouteille. Je me souviens d’avoir goûté à Venise un fragolino qui s’est tout à coup associé au parfun des fraises des bois que, dans mon enfance, je cueillais dans la forêt allemande. Une bibliothèque privée permet, comme les bouteilles qui ont compté pour nous, de construire sa biographie. de la même façon qu’on ne lit jamais dans le vide, on ne boit jamais dans le vide. Il y a des circonstances, le contexte. On est seul ou non, on a un certain âge. Dans l’acte de lire, tout se mêle comme, je pense, dans l’acte de boire.

 

« Vin enseigne-moi l’art de voir ma propre histoire comme si elle était de cendre en ma mèmoire. »                    Jorge Luis Borges

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Salon en Matheysine

Vignes et Vignerons du Trièves sera présent sur le salon de la Matheysine les 13 et 14 avril.

Nous représenterons une grande partie des vignerons de l’Engrangeou qui s’inscrivent dans la sauvegarde des anciens cépages et de l’Arc Alpin

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En avant pour 2013

Le printemps n’est toujours pas arrivé, mais nos vignerons sont sur les coteaux.

Ils taillent, attachent dans la pente du Serre Bertras à Mens.  Ce travail se fait en collaboration avec CISI (Chantiers d’Insertion Sud Isère).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est un travail nécessaire pour la préparation du palissage qui permettra une bonne conduite de la vigne.

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Calendrier 2013

A partir du 12 décembre 2012,  le calendrier 2013 sera disponible à l’Engrangeou

Participation 10€  (possibilité d’expédition à l’adresse de votre choix  frais : 2,40€)

Pour les nostalgiques, collectionneurs, il reste encore des exemplaires des calendriers 2009 et 2011. C’est bientôt des collectors !   (3€ l’unité)

 

 

 

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Le cépage Onchette

L’Onchette appelé aussi ouchette, n’a été décrit par personne, il est ignoré des ampélographes Pulliat, Viala et Rosendra. Ce cépage est mentionné au congrès des viticulteurs à Dijon en 1845 par Gras et Buesson. Article repris dans le Progrès Agricole de 1897. Il est signalé dans le bulletin de l’OIV (Office International de la Vigne et du Vin) de 2004 comme ayant un lien possible de parenté avec le Gouais*.

Cité par Pierre GALET dans son ouvrage « Cépages et vignobles de France », et dans « Ampélographie Française en 1990 », il nous informe qu’une surface de 12ha est cultivée en référence du cadastre viticole de 1958 (nous en avons comptabilisé environs 15 ha). Répartie sur 28 communes principalement dans la vallée du Drac de Nantes à Ratier à Beaufin ainsi qu’à Entraîgues et Valbonnais. Ce cépage existe aussi à Roissard, Lavars, St Aray et Mayres Savel. Dans le cadastre de 2006, l’Onivin ne mentionne plus ce cépage.

Nous en avons retrouvé formalisé dans des documents anciens sur Mens, St Jean d’Hérans, Cordéac et d’autres … http://vignerons-trieves.com/vignes/les-cepages/documents-anciens-cepages/

A nous de retrouver ces traces, avis aux amateurs !!! Ceci est fait depuis 2012, 50 pieds trouvés dans une vigne de Valbonnais

* Aujourd’hui, le Gouais est devenu un cépage très secondaire qui a pratiquement disparu de la culture dans la plupart des vignobles modernes.

Pourtant, par le passé et notamment durant le Moyen-Age, il a connu un développement très significatif, non seulement en France mais aussi en Europe. A la lumière de travaux récents portant sur l’analyse moléculaire, ce cépage s’est avéré être un géniteur particulièrement important et efficient. Depuis la découverte du rôle joué par le Gouais en tant que géniteur de cépages renommés comme le Chardonnay ou le Gamay (Bowers et al., 1999). Des recherches ont été poursuivies et approfondies concernant cette variété.

Parallèlement, les analyses moléculaires ont été étendues à la majorité des cépages français en collection au Domaine de Vassal (INRA) ainsi qu’à un certain nombre de cépages d’origines diverses.

L’Onchette fait partie de ces cépages et a été identifié parmi les 78 cépages sur 540 ayant un lien de parenté avec le Gouais.    

 Vous pouvez lire l’article complet sinon c’est page 17

Bull_OIV_2004_jan_fev

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